13 novembre 2009
Précarité ...
A croire que l'été avait décidé de s'installer définitivement. C'est mal connaître les saisons. Quelles parures dans le ciel au-dessus de ma tanière les p'tits loups. J'imagine que par chez vous il en est de même. Les arbres flamboient, ils étincellent le ciel devenu gris par endroit et sur leurs cimes rougis par le feu de la vie ils se dépouillent lentement d'un feuillage les parant d'un autre âge. Pendant ce temps la vie passe pour les êtres humains que nous sommes, toujours à l'affut de nouvelles que nous espérons bonnes. Hélas, l'espoir s'émousse et les écarts se creusent de plus en plus ! Et si quelques uns d'entre nous ratissons les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle dans nos jardins que l'on souhaite éternels, d'autres attendent l'hiver en pleurant sur cette pesante atmosphère. Les sans-papiers, les délaissés, toujours plus délaissés malgré les promesses faites de s'en occuper et de les loger avant la froidure qui cette année, comme toutes les années sera rude pour eux. Si encore ils avaient les moyen de voler et de fuir vers les pays lointains histoire de se revigorer au soleil familier ou auprès des leurs pour digérer leurs aigreurs… mais non. Ils ne peuvent pas migrer faute de moyens et de peur d'y laisser leur peau déjà bien décharnée, ni émigrer, ils deviennent alors des clandestins. Un drôle de destin pour ces petits clans rassemblés afin de trouver refuge dans un pays où quelques uns d'entre eux parfois s'insurgent. Les rues ne manquent pas pour les accueillir, mais la rue est-elle cet endroit à laquelle ils ont droit !
Tous ou la plupart d'entre eux trouvent un emploi, au noir … et paradoxalement, pour les noirs de peau ils leur faut montrer patte blanche dans des boulots ou pourtant il leur faut lever la manche et suer du Lundi au Dimanche, cueillir les miettes sous une avalanche de dettes qui leur aura permit de s'installer ailleurs, dans un pays qu'ils voulaient prometteur, pour eux et leur famille qu'ils ont quitté en leur jurant une autre destinée. D'aucun diront que les temps sont durs pour tout le monde dans cette société où la valeur travail n'est plus ce qu'elle était et plutôt qu'être récompensée, celle-ci, bien que monsieur Sarkozy l'a fortement encouragée, rend pauvre aujourd'hui, sauf si bien sûr, on est le fils de …...
Un mêli-mêlo …. sans prétention, une forme d'espoir lancé vers l'horizon en pensant hélas que le travail paupérisant a de beaux jours devant lui. Travailleurs pauvres accrochez-vous et travaillez plus pour gagner plus si cela vous enchante, mais dans ce flot de promesses qui nous ont envahi, ce n'est pas celui que l'on vous a promis qui règlera vos attentes car « le développement de l'emploi de mauvaise qualité est le principal responsable de la progression de la pauvreté ». En effet, « permettre à tous ceux qui le souhaitent d'accéder à l'emploi est essentiel, mais il convient aussi de veiller à ce que cet emploi soit de qualité suffisante pour en vivre de façon décente. » A cogiter !
Belle journée à vous les p'tits loups de partout.
Samie Louve.

