"Lez-La-Meute" (tranquille)

Pour les lesbiennes, gays, trans, bis en quête de conseils, de réconfort et d'écoute... la Louve est là !!!

30 juillet 2009

Le Cri ...

Photos_maisonBonjour les p'tits loups,

Une petite histoire sortie de mon imagination mais qui hélas arrive trop souvent à nos ami-e-s les Loups ... plus que des êtres vivant en meute dans mon esprit, des familles qui peu à peu et dans notre pays sont détruites. Je joins comme je le fais parfois une photo de celle qui vit près de moi ... ma tendre amie : Belle !

Le cri,

Un cri déchiré dans la nuit, s’adressant à la Lune son amie… la Louve hurlait son mépris ! Son museau élevé au plus haut que le ciel pouvait le porter, elle appelait la meute à se révolter… La Louve traquée épandait sa souffrance sur une voie aux reflets lactescents de douceur. Son louveteau entre les pattes serrées, elle gémissait de douleur. Ses ongles puissants plantés dans un sol où le sang de son enfant coulait, elle implorait le sort de le sauvegarder. Mais la mort passait par là, vêtue de ses tristes apparats, elle qui décida du seuil qui la tenait éplorée. Vivante elle pleurait le corps de son bébé, maudissant le décor qui l’avait rabattue au rang de lèse-majesté. Sinistres majestés qui l’ont amputée de son âme sacrée, de l’héritage qu’un veuvage lui léguait lors de battues que l’homme futile préconisait sans se lasser. Qu’est-ce qu’un Loup peut bien apporter sinon gémir et pleurer sous la Lune argentée se disaient-ils dans les sites, apeurés ? Elle hurlait si fort que les bois alentour en tremblaient. Elle s’apitoya le temps de quelques larmes posées sur le corps qu’elle avait enfanté… le cœur suspendu au souffle désormais coupé, elle saignait à son tour sur ce que la Mort lui avait ôté. En s’éprouvant de la sorte pour livrer son deuil vers les plus hauts sommets, elle souhaitait de la peur qu’elle frappe chaque âme qu’elle voulait damnée, elle qui, le fusil au poing les avait condamnés son louveteau et son amant avant lui.
Les lèvres retroussées et le corps pantelant de tant de larmes versées, elle s’élança vaillamment ses compagnons à ses côtés, les crocs acérés et le cœur transporté par le ressentiment, Belle haletait du désir de se venger. La meute à son tour allait livrer bataille et faire partager aux hommes cette mort qu’ils distribuaient sans relâche, les enfermer dans leurs murs et faire des lâches qu’ils furent qu’ils expient la gorge tranchée et le corps ensanglanté.
Elle était pourtant née pour la paix la Louve aux mâchoires de fer, elle qui avait hérité les affres de l’enfer sur cette Terre, elle qui croyait de l’homme qu’il était son frère lorsqu’elle le regardait de loin, de ses yeux attendris, pouponner son enfant sur son flanc dévêtu.

A mes amis les Loups.

Bonne journée à vous les p’tits loups.

Samie Louve

Photos_maison

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