14 juillet 2009
La belle affaire ...
Il fallait bien un bouc émissaire à cette affaire … et bien entendu c’est vers la présidente de la région Poitou-Charente madame Ségolène Royal que se dirige le tir de feu nourri venant de toutes parts et principalement de ses détracteurs. Une salve destructrice pour elle, femme et opposante d’un parti majoritaire et ô combien contestataire de chacune de ses honnêtes décisions et de ses prises de position qui sont, pour le cas du chanteur Orelsan, de saines résolutions. Une flopée d’artistes sourds ou aveugles, Jean-Louis Foulquier lui-même et jusqu’à l’UMP qui jugent « intolérable » la déprogrammation du chanteur rap du Festival par Ségolène Royal qui aurait fait un « chantage à la subvention » si l’auteur de Sale Pute, de Courez Courez et de Différents (indispensable de lire les paroles de ces chansons) venait à apparaître sur la scène où l’expression, même la sale, séduit en toute liberté. Si la liberté d’expression existe bien dans notre beau pays, elle a aussi ses limites que ne peuvent décemment dépasser celles et ceux qui se veulent des artistes, même les plus engagés … Orelsan, hélas pour lui a jugé bon écrire pour les interpréter des chansons qui appellent à la violence et à la mort de femmes, auprès d’un public qui s’accommode de la suprématie et de la supériorité de l’être humain fait Homme sur la personne tout aussi être humain faite Femme. Il appelle par ses textes à la rudesse et jusqu’à la barbarie sur des compagnes ou des petites amies … Ses appels à la brutalité n’ont rien de modéré … ils résument bien au contraire combien le machisme forcené et la violence faite aux femmes s’ils ne sont pas stoppés, ont de beaux jours devant eux, ici dans notre pays où je le rappelle une femme décède tous les trois jours sous les coups de son compagnon. Sous le prétexte de la liberté d’expression chère aux cœurs de nombreuses nations, les femmes ne peuvent indéfiniment attendre de la part d’hommes phallocrates et vaniteux, dominateurs et irrespectueux, d’être ainsi bafouées sans contrer ce mal pernicieux, voire « censurer » des textes qui ne sont ni plus ni moins que des appels au meurtre de femmes dans nos diverses sociétés même celles dites civilisées … et si seulement l’une-l’un d’entre nous prend la parole pour défendre ce que nous avons mis des années à bâtir afin de faire face à la vulgarité, au cynisme, aux préjugés, à la violence réunis dont nous sommes les éternelles cibles, violant ainsi nos droits les plus sacrés ... que celle-là, ou celui-là soit honoré !
Bien à vous les p’tits loups de partout …
Samie Louve.
Si la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 ne spécifie pas davantage de conditions particulières ni restrictions à cette liberté d'expression, cependant, un certain nombre de juridictions, sous l'égide des Nations unies et des pays y adhérant restreignent toutefois cette liberté en interdisant les propos incitant à la haine raciale, nationale ou religieuse et relevant de l'appel au meurtre qui sont des délits interdits par la loi.
La liberté d'expression connaît certaines restrictions qui doivent être expressément fixées par la loi et qui sont jugées nécessaires au respect des droits et de la réputation d'autrui.
Exemples de restrictions légales à la liberté d'expression (France) : La menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes dont la tentative est punissable est un délit (art. 222-17 CP). La provocation à commettre un crime ou un délit (art. 23 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse).

