10 juillet 2009
La républireligion ...
Monsieur Vanneste n’en rate pas une décidément pour se faire le clairon de la République dont il omet souvent qu’elle est laïque et qui dans le même temps, signe avec l’église, représentée par un évêque, le pacte d’alliance contre quelques uns de ses représentants. En effet, une fois n’est pas coutume qu’un maire d’une belle ville de France s’indigne du discours d’un évêque interférant dans sa décision de maire (de Biarritz) d’autoriser la Gay-Pride et avec elle les diverses et multiples attractions ayant lieu avec force bruit certes mais aussi beaucoup d’humour un jour d’été. Un jour qui nous est dédié les p'tits loups de partout, avec grâce et bonne humeur et dans la gayté, nous consacrant une fois dans l’année partout en France. Il va de soi que cette parade chère à nos cœurs ne peut pas plaire à tout le monde, surtout lorsqu’il est religieux. Une adresse faite d’ire et de mélange des genres entre monseigneur Aillet et le bienheureux monsieur Vanneste à l’encontre d’une parade homosexuelle et transsexuelle où sous le prétexte de voir des hommes déguisés en bonne sœurs, prennent du lest ainsi que le mors aux dents, se faisant les juges d’une situation dont ils ne maîtrisent apparemment pas le sens, ou si bien, qu’ils en appellent aux âmes pieuses et autres brebis leur faisant allégeance de blâmer nos représentants homos ou trans figurant en abondance sur les chars pour rire de la vie et de ses contre-sens. Je vous laisse à la lecture de cet article tiré du site liberté politique où vous pourrez aisément vous ressourcer et prendre et laisser des commentaires ce qu’il vous plaît. Au fait pendant que j’y pense … c’est l’église qui se moque de la charité dans cette historiette qui n’aurait pas lieu d’être ; des hommes habillés en femme critiquant vivement d’autres hommes s’habillant en religieuses. D’autant que les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence se consacrent corps et âmes à la bonté et la générosité qu’elle distribue au mieux autour d’elles … ne devrait-on pas plutôt les féliciter sur ce point crucial !
Belle et douce journée à vous les p’tits loups de partout.
Samie Louve.
Le fil
France
Gay pride : polémique à Biarritz entre l’évêque et le maire
26 juin 2009
Le 20 juin, s’est tenu à Biarritz une Gay Pride 2009. Mgr Aillet, évêque de Bayonne Lescar et Oloron a réagi officiellement et fait part au maire, Didier Borotra, de son indignation à l’annonce de cet événement hébergeant des provocations blasphématoires ouvertement anticatholiques.
Il est rare qu’un évêque catholique affronte directement les responsables de l’ordre public pour que soient respectée la dignité des familles et de la religion. « Monsieur le maire, écrit Mgr Marc Aillet, ayant pris connaissance, par le biais de familles domiciliées à Biarritz, de la “Gay Pride” prévue prochainement, je viens vous faire part de ma profonde stupéfaction. Il s’agit une fois encore d’un outrage officiel fait à l’Église catholique à en croire la présence annoncée des “Sœurs de la perpétuelle indulgence”, association affichant avec virulence son anti-christianisme. »
Le prélat invite clairement au respect du droit, de la liberté religieuse et de la dignité de la personne humaine, en particulier celle des enfants, et des personnes homosexuelles elles-mêmes dont les revendications réelles ne peuvent se reconnaître dans l’étalage de la « licence sexuelle » :
« Je n’ose imaginer la réaction des musulmans et des juifs si les symboles de leurs traditions religieuses étaient récupérés de la sorte…
Les revendications tapageuses de groupes pour la plupart étrangers à la ville de Biarritz ne représentent pas, et de loin, la conviction profonde qui anime les personnes homosexuelles. Il suffit de lire tel ou tel témoignage pour comprendre à quel point celles-ci sont en souffrance.
Outre le fait que la jeunesse, particulièrement les enfants, n’a pas besoin de voir affichées des revendications aussi agressives, une telle licence sexuelle exposée sur la voie publique ne peut avoir que des effets négatifs sur la moralité sociale et le bon sens de la majorité de nos concitoyens. »
Piqué au vif, Didier Borotra a répondu dans une lettre aux propos extrêmement violents, à peine respectueux, et totalement décalés. Membre du MoDem, le maire de Biarritz avoue « avoir eu honte », mais… sans repentir :
« Monseigneur,
Je ne peux vous cacher que j’ai eu honte à la lecture de votre lettre du 18 juin. De toute évidence, vous ignorez les lois de la République. C’est dommage. En tant qu’homme politique, je ne me mêle jamais des affaires de l’Eglise et je vous conseille d’en faire autant, concernant les affaires de la Mairie. Pour le reste, nous n’avons pas la même conception de la liberté, notamment d’expression et de manifestation. Il s’agit pourtant d’un droit élémentaire dans tous les pays démocratiques. »
Le décryptage de Christian Vanneste
La conception de la liberté dont le premier magistrat de la ville s’estime le protecteur n’est en effet certainement pas la même que celle de l’évêque qui s’en tenait à la protection des plus faibles. Le député Christian Vanneste (UMP) — qui s’y connaît en matière de liberté d’expression — a vu dans cette affaire un témoignage typique de l’inversion des valeurs de notre société :
« L’échange récent entre l’évêque de Bayonne et le maire de Biarritz est révélateur de l’inversion des valeurs qui se développe dans notre pays autrefois réputé pour son intelligence.
Un défilé déploie publiquement la publicité d’un comportement qui, à l’évidence, appartient à l’ordre du privé et de l’intime. Des hommes déguisés en religieuses tournent en dérision des symboles catholiques, et à travers eux les croyances et le dévouement de celles qui portent cet habit.
L’évêque catholique exprime sa réprobation. Il fait remarquer que la manifestation est une offense à l’Église et à ses fidèles, qu’elle ne serait pas tolérée si elle portait atteinte à d’autres religions, et enfin qu’elle prône des revendications contraires à la moralité. Par ailleurs, l’évêque rappelle qu’au-delà de l’exubérante gay pride, il y a des personnes homosexuelles dont la dignité et la souffrance doivent être reconnues. En somme, l’évêque, qui ne représente jamais que la première religion du monde et celle dont l’histoire est indissociable de celle de notre pays, est parfaitement dans son rôle. Il défend publiquement le point de vue d’une religion qui appartient au moins à notre culture et est théoriquement protégée au sein d’une République laïque, c’est-à-dire neutre et respectueuse.
Le maire aurait du prendre acte des réflexions de l’évêque et lui dire qu’au pays de Voltaire ces désagréments étaient inévitables au nom de la liberté d’expression. Réponse hypocrite, certes, puisqu’elle passe sous silence la curieuse inversion qui se produit entre le caractère public de la sexualité et l’enfermement dans le secteur privé des croyances religieuses (!), alors que même l’athée le plus intransigeant sait depuis Durkheim que les religions sont des faits sociaux et donc à l’évidence publics ! Une religion n’est pas une philosophie. Mais plutôt que de s’en tenir lui aussi à son rôle, le maire produit une réponse pavlovienne consternante, une réponse à la "Ségolène" : il a honte pour l’évêque, qui, selon lui, ignore les lois de la République. Qu’il soit fier de la gay pride organisée dans sa ville lui appartient. Qu’il ait honte des propos de l’évêque, c’est au moins une erreur de sujet et donc de grammaire, c’est surtout l’expression d’une abyssale ignorance des lois de la République.
L’évêque s’est exprimé et a défendu publiquement l’Église et ses croyances. Il n’a pas demandé d’interdiction, mais suscité la réflexion. Le maire lui dénie ce droit à l’expression et prétend interdire à l’Église de se préoccuper des manifestations qui ont lieu dans une commune à la vie de laquelle elle participe. Qui n’est pas dans son rôle ? Qui porte atteinte à la liberté d’expression ? M. Borotra donne inconsciemment un bel exemple de la pensée unique : c’est sans doute en raison de la liberté qu’il prétend interdire à l’évêque de s’exprimer.
En tant que catholique, je suis assez fier de la lettre mesurée de l’évêque. En tant que politique, j’ai effectivement honte de la réponse du maire qui témoigne d’une ignorance et d’une complaisance à la mode également coupables. »
source : http://www.libertepolitique.com/

