01 juillet 2009
L'argent dans tous ses états ...
J’ai souvent entendu ce refrain autour de moi … à propos de la maladie par exemple, celle que l’on pourrait éviter parce qu’elle nous est apportée par une dépendance quelconque, l’addiction à un produit qui, s’il n’est pas dangereux de le savourer à petite dose devient nocif à notre santé si nous le consommons sans modération. Une maladie que nous pourrions éviter à plus ou moins longue échéance, si nous cessions cette dépendance. Dans ce cas, les judicieux conseilleurs sont légions nous invitant à légiférer sur nous en quelque sorte, nous mettant en garde contre les effets nuisibles de cette surconsommation nous entraînant irrémédiablement vers la maladie quand ce n’est pas la mort. Ce n’est que lorsque nous sommes gravement atteints, que ces personnes de bons conseils finiront par nous culpabiliser un peu plus en nous rappelant combien elles n’ont pas cessé de répéter, du style : « tu vois, je t’avais averti, mais tu n’as pas voulu m’écouter » ou encore : « à n’en faire qu’à ta tête, voilà où tu en es arrivé, et il est trop tard ». Bref, force est de constater que nous aurions été fort avisés d’écouter celle ou celui qui par principe ou affection et ne nous voulant que du bien, nous ressassait avec raison de son discours ô combien moralisateur certes mais si plein de vertu. Hélas, il est parfois trop tard pour faire machine arrière et comme dit si bien le dicton, nous réalisons avec tristesse que nous ne semons alors que ce que nous avons récolté.
Cet exemple choisi n’est pas anodin car il montre en effet que ce qui est bon pour le mal être d’un individu peut l’être aussi pour la vie de tous les jours de tous, dans une société profondément touchée par la crise, dans un pays où l’individualisme atteint son plus haut niveau. Ces exemples basiques afin de démontrer si cela m’est possible et avec mes faibles moyens que, pour éviter les gros pépins, mieux vaut se serrer les coudes, se donner la main pour que cet entourage que l’on voulait débile sous prétexte qu’il nous prodiguait des conseils ennuyeux, avérés judicieux, était au bout du compte attentif à nos problèmes souvent épineux. Dans un cas comme dans l’autre, nous ne pouvons nous soigner ni aller mieux, seul ou en société, qu’une fois avoir pris conscience qu’agir pour le bien commun et être solidaires les uns des autres est ce qu’il nous reste de mieux à faire. Voyez par exemple, la crise et ce qu’elle entraîne de maux avec elle. Fermeture d’usines, emplois partiels, volontariats, délocalisations, chômage précarité, etc, etc … et aujourd’hui l’emprunt émis par l’Etat pour financer l’Etat, autrement dit, et ce qu’on ne nous dévoile pas … notre pays est en danger ! Sans vouloir parler philosophie ou spiritualité, je n’en suis pas capable, j’aimerai simplement comprendre … Aussi, dans ce qui pour nous devient aujourd’hui la maladie du siècle concernant l’économie de notre pays, une chose est sûre, la France souffre et c’est tout le peuple de France qui est malade ! Je dis bien le peuple, notre population, à qui l’on demande sans cesse de gros efforts et qui n’a d’autres solutions que de remplir des coffres-forts toujours plus pleins transitant vers des paradis fiscaux par de grands patrons et leurs mentors, où un meilleur sort leur est réservé. Je n’ai aucunement la prétention de refaire le monde financier et la poésie demeure mon domaine préféré, mais ce que je constate autour de moi depuis de trop trop longs mois crève les yeux … L’argent devenu la référence dans notre système planétaire, les populations que je dirais à risque, partiellement touchés ou précaires demeurent avec leur travail ou leur instabilité les dépositaires et les garants pour les uns, les rejets pour les autres, de sociétés où les gouvernants deviennent de plus en plus exigeants voire autoritaires au profit de (gros) billets de banque que la plupart d’entre nous n’utiliserons jamais. L’emprunt d’état auquel il nous est demandé de participer, s’il est une valeur sûre pour les uns, n’apportera que peu ou pas de changements, si ce n’est aux petits de faire la preuve de leur loyauté et aux gros d’empocher davantage car les profiteurs ne cesseront jamais de profiter plus encore … pour au final recommencer ou pire, revoir tout de nouveau s’effondrer. Je ne sais si j’ai obtenu de vous la moindre compréhension, pourtant cette longue analyse me permet de conclure en disant que notre alliance à tous, populations soumises malgré elles, est essentielle si nous désirons sortir de la crise actuelle. Simplement, comme je le dis plus haut, en nous serrant les coudes de manière consensuelle et réfléchie et non plus de façon imposée par les hauts de l’échelle, une « majorité effective » nous divisant en toute légalité, aidant ainsi les plus favorisés à régner encore et toujours plus sur les plus mal lotis ! Car force est de constater que s’il nous a été donné d’offrir notre confiance à des politiciens ou autres hauts fonctionnaires qui en abusent l’usurpent ou la monnayent, cela voudra dire que notre démocratie vole en éclats dans un pays où « l’outil universel est l’argent » et l’être humain son vil serviteur.
Le pouvoir dans la possession ne se nourrit pas d’amour, j’ose espérer que ce n’est pas non plus de haine …
Belle et douce journée à vous les p’tits loups, ensoleillés de partout.
Samie Louve.

