14 mai 2008
Les p'tits loups de Russie ...
Chaque année, comme le plus souvent, nous le savons pour en suivre l'actualité, la Russie s'emploie à admonester quand ce n’est pas « homophobier »les gays de ce pays. Résolument et ouvertement un peu plus chaque jour mais aussi lorsque ceux-ci désirent, le temps d'une parade, montrer à visage découvert combien ils sont sincères dans cette manière d’aimer qui n’a rien de pervers… Les boucs émissaires que sont les homosexuels dans ce pays religieusement asservi et politiquement incorrect envers les LGTB, se retrouvent démunis, éprouvés face à des groupes ou des partis qui s’emploient dangereusement à criminaliser leur homosexualité, à la rendre malade à force de vils préjugés ceci afin de les affaiblir, mais plus encore, l’asservir !
En effet, chacun de ces pouvoirs hautement distingués souhaitent revenir à d’anciennes pratiques qui consistent à incriminer les gays les condamnant pour perversité et maladie mentale. Ce moyen honteux de procéder, s’il est attesté, se doit d’être avorté au nom du principe d’égalité qui unit les êtres humains de tous les pays. Nous n’aurons jamais de cesse de répéter que les homosexuels ne sont pas des malades, encore moins des pervers trouvant du plaisir à nuire à autrui… « ils ne sont pas totalement dépourvus de sentiments et de sens moral », ni enclins au mal, au goût du mal, aimant à faire le mal pour le plaisir de faire du mal comme souhaitent nous le suggérer quelques politicards véreux ou d’autres religieux que la politique inspire le mieux ; ceux-là qui sont le plus souvent en mal de phobies mais surtout préoccupés par des idées préconçues, exacerbées puis proposées à des irresponsables pratiquant la haine et la violence à outrance sur des minorités affaiblies à force d’homophobie !!!
Belle journée à vous les p’tits loups de tous pays …
Russie : scènes d'homophobie aux quatre coins du pays
En l'espace de quelques jours, des scènes d'homophobie se sont déroulées de façon répétée en Russie, de Moscou à St. Pétersbourg et de Kaliningrad à Yaroslav. L'Eglise orthodoxe, l'extrême droite nationaliste et une grande partie de la classe politique entretiennent le sentiment homophobe dans la Russie de Poutine et Medvedev.
"L'Avant-garde russe", un groupe monarchiste ultra-religieux a perturbé, il y a quelques jours, le concert de Boris Moiseyev à Kaliningrad, parce que cet artiste est ouvertement gay. Cette organisation nationaliste entendait ainsi manifester publiquement sa revendication de voir rétablie la criminalisation de l'homosexualité en Russie.
S'il n'y a pas eu d'incident majeur, cette scène est révélatrice de la tension très forte qui règne aujourd'hui encore en Russie vis à vis de la question gay.
A l'heure ou Medvedev prend la place de Poutine au Kremlin, l'ex-Union soviétique n'en a pas encore fini avec ses démons homophobes. "L'Avant-garde russe", et à sa suite un certain nombre de groupes politiques et religieux voudraient en revenir à l'Article 121 du Code pénal russe, aboli depuis 1999, et qui punissait l'homosexualité.
L'homosexualité n'est plus une maladie mentale ni un crime, mais la puissante Eglise orthodoxe n'en finit pas de combattre par tous les moyens les droits des homosexuels à travers le pays assimilant l'homosexualité à une perversion et à la pédophilie pour attiser les sentiments anti-homo dans l'opinion. Elle a de nombreux relais dans la société civile, à commencer par le Parti communiste dirigé par Gennady Zyuganov qui considère lui aussi que l'homosexualité est contraire aux "traditions nationales russes".
Minoritaire, le PC n'est pas seul à défendre une ligne homophobe. Le maire de la capitale vient d'interdire pour la troisième fois la tenue de la Gay Pride de Moscou, le 31 mai prochain. La marche - "satanique" selon ses termes - risque, encore en fois d'être le théâtre de débordements extrémistes et policiers.
Des violences, il s'en est produit à Saint-Petersbourg, le week-end dernier lors d'une modeste manifestation LGBT dans le cadre de la Journée du silence qui voulait dénoncer de manière pacifique la discrimination, le harcèlement et la haine que subissent les homosexuels. Trois militants homos ont été attaqués alors qu'ils quittaient le parc où s'était tenue la démonstration. Des incidents semblables se sont déroulés dans les villes de Novokuznetsk et Yaroslavl à la même occasion. Des skinheads ont menacé et injurié les manifestants.
Amnesty International se dit préoccupé par l'attitude du gouvernement à l'égard des droits des homosexuels. "Nous ne comptons plus les agressions homophobes en Russie dont certaines sont fatales", indique un porte-parole. "Les autorités sont totalement défaillantes pour juguler les discriminations liées à l'orientation sexuelle", estime l'organisation de défense des droits humains.
Les activistes homosexuels, tels les organisateurs de la Gay Pride interdite de Moscou, en sont réduits à faire appel aux instances internationales pour tenter de faire reconnaître les droits. Une plainte contre la Russie a été déposée devant la Cour européenne des droits de l'Homme, le 14 janvier dernier. Dans leur requête, les organisateurs invoquent le non-respect du droit au rassemblement, du droit à la protection et l'interdiction des discriminations par la Convention européenne des droits de l'Homme, ratifiée par la Russie.
> Le maire de Berlin appelle Moscou à autoriser la Gay Pride
Invité personnellement à la Gay Pride de Moscou - comme Bertrand Delanoë - le maire de Berlin lance un appel aux autorités moscovites pour qu'elles autorisent la tenue de la Gay Pride. "J'appelle les responsables de la capitale russe à accepter enfin les standards démocratiques consacrés et à autoriser la manifestation. J'espère fortement que l'emploi de la violence sera évité", confie Klaus Wowereit à Têtu. "Les résistances sont plus fortes que jamais, regrette-t-il. Une grande partie de la population fait toujours preuve d'une intolérance inouïe".
Mis en ligne le 07/05/2008
par http://v2.e-llico.com

