02 mai 2008
Mots dits ...
« Vieillir : c’est sérieux ».
En cinquante ans de vie politique, monsieur Jean-Marie Le Pen a été condamné plusieurs fois… cela ne l’empêche guère de récidiver en qualifiant de « détails » les chambres à gaz nazies. L’homme à présent vieilli, persiste et signe ses dires en avouant : "Ce n'est pas le problème. Je n'ai pas contesté, j'ai dit que c'était un détail."
Un détail, ces « déportés amenés dans des camps juste pour les faire tuer". Il me tient à cœur comme je le fais parfois de remonter le temps et lire dans ce qu’il y a d’essentiel pour vous les rapporter, les envolées sexistes, xénophobes et homophobes de cet homme qui fait tout pour exister aux yeux de notre société en attirant son attention. Le provocateur qu’il est entraîne avec lui des pensées dangereuses ou néfastes que connaissent trop les femmes, les immigrés comme les homos pour en avoir subis les nombreux maux…
Que la journée vous soit douce les p’tits loups.
Samie Louve.
LES PHRASES DE LE PEN-(NIS)
“Dans le Marais de Paris (quartier où vit une importante communauté homosexuelle, ndlr), on peut chasser le chapon sans date d’ouverture ou de fermeture, mais dans le marais de Picardie, on ne peut chasser le canard en février”, a déclaré M. Le Pen le 20 février 2007 devant un parterre de chasseurs.
Droits de l'homme : «La Déclaration des droits de l'homme est la mère de tous les grands mouvements totalitaires du XXe siècle, car très rapidement, l'aspiration à l'humanisme et à l'humanitarisme débouche sur la terreur.» La Trinité-sur-Mer, le 26 août 1989.
La " déclaration des droits de l'Homme "marque le début de la décadence de la France (...), le rejet de l'ordre naturel et divin (...), nie le principe général d'autorité (...), ne reconnaît pas les droits de la famille, de la nation et ceux liés à la survie et à la pérennité de la lignée " (Jean-Marie Le Pen, Discours à la Trinité-sur-mer, 26 août 1989)
Droits de la femme : «L'affirmation que votre corps vous appartient est tout à fait dérisoire. Il appartient à la vie et aussi, en partie, à la nation.» Le Parisien, le 20 mars 1996. (Les libertés personnelles de la femme sont mises en cause)
" Il faut qu'il y ait une autorité, et nous pensons que l'autorité la plus qualifiée dans un ménage est celle de l'homme " (Jean-Marie Le Pen, La droite aujourd'hui, 1979)
Le voile musulman : « Il nous protège des femmes laides".
Sida : «Les sidaïques en perspirant du virus par tous les pores, mettent en cause l'équilibre de la nation. (...) Le sidaïque est contagieux par sa transpiration, sa salive, son contact. C'est une espèce de lépreux.» Antenne 2, le 6 mai 1987.
Barbie Le 28 février 1983, Le Pen proteste contre l'arrestation de Klaus Barbie, « affaire bassement électorale ».
Hiroshima « Un détail de l'histoire aérienne de la guerre », selon Le Pen, 18 septembre 1987. RAPPEL : 6 août 1945, 8 h 15, explosion de la première bombe nucléaire. Instantanément, 70 000 morts.
Censure (Bruno Mégret ) : « Bannir le cosmopolitisme de l'Éducation nationale en révisant les manuels scolaires », telle était l'une des 50 mesures concrètes sur l'immigration proposées par Bruno Mégret en novembre 1991 (AFP, 11 novembre 1991) Cet aveu d'une volonté d'endoctrinement provoqua des réactions. Le FN, en quête de respectabilité, édulcora sérieusement la proposition dans son programme de gouvernement officiel, se contentant d'annoncer que « les programmes et le contenu d'enseignements tels que l'histoire ou la philosophie seront revus pour donner une vision équilibrée et pluraliste de la discipline » (Front national, 300 Mesures pour la renaissance de la France, programme de gouvernement, Éd. nationales, 1993, mesure 14, p. 81).
Menace : «Députés et politiciens peuvent partir pacifiquement tant qu'il en est encore temps (...) Je ne suis pas certain que, en des temps futurs, ils en auront le loisir tant la colère légitime du peuple sera exigeante.» Meeting à Paris, le 13 avril 1996.
La Résistance : «Le général De Gaulle était-il plus courageux que ne l'était le Maréchal en zone occupée ? Ce n'est pas sûr. C'était plus facile de résister à Londres que de résister en France. Ah oui, beaucoup plus.» La Une (journal éphémère), 1996.
Chambre à gaz : «Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu, moi-même, en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale.» RTL, le 13 septembre 1987.
Durafour-crématoire : «Monsieur Durafour et Dumoulin, obscur ministre de l'ouverture dans laquelle il a d'ailleurs immédiatement disparu, a déclaré : nous devons nous allier aux élections municipales, y compris avec le Parti communiste, car le PCF, lui, perd des voix tandis que l'extrême droite ne cesse d'en gagner... M. Durafour-crématoire, merci de cet aveu.» Réunion des cadres FN au Cap-d'Agde, le 2 septembre 1988.
Les juifs : «Les grandes internationales, comme l'internationale juive, jouent un rôle non négligeable dans la création d'un esprit antinational.» Présent, le 11 août 1989.
Immigration : «Ce phénomène angoissant nous impose ses coutumes, ses mœurs, sa religion et nous vole nos âmes (...) La marée de l'immigration va nous submerger après nous avoir ruinés.» Paris, le 1er mai 1996.
Guerre civile : «La politique de la ville qui consiste à privilégier les étrangers et, parmi eux, les plus marginaux, est en train de mettre en place les prémices de la guerre civile.»
Paris, le 1er mai 1996.
Football : «Je trouve artificiel de faire venir des joueurs de l'étranger et de les baptiser équipe de France. (...) La plupart des joueurs français ne savent pas ou ne veulent pas chanter "la Marseillaise" (...) Je constate que la plupart d'entre eux restent bouche bée, quelques fois mêmes, pour certains, le visage hostile.» Saint-Gilles (Gard), le 23 juin 1996.
Guerre ethnique : «Oui ou non, veut-on pour demain une société multiraciale dont on doit savoir qu'elle débouchera inéluctablement sur une fracture, puis sur une guerre ethnique ?»
La Grande-Motte (Hérault), le 31 août 1996.
«Races» : «Oui, je crois en l'inégalité des races. (...) Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche, c'est un fait. Je constate que les races sont inégales. C'est une banalité.» Europe 1, le 9 septembre 1996.
Décadence : «C'est certain, il n'y a que le FN qui puisse arracher le pays à la décadence (...) Il y a un moment où tout cela va s'arrêter et là, ce sera la révolution. Vous devez vous y préparer parce qu'à un moment donné les structures vermoulues de notre système vont s'écrouler.»
Saint-Cloud, le 14 septembre 1996.
Les principales condamnations de Jean-Marie Le Pen
Jean-Marie Le Pen, président du Front national, a été condamné plusieurs fois pour ses propos sur la Seconde guerre mondiale. Voici les principales condamnations:
- 23 mai 1990: condamnation par le tribunal de grande instance de Nanterre à un franc de dommage-intérêts pour avoir déclaré le 13 septembre 1987 sur RTL que les chambres à gaz étaient un "point de détail" de l'histoire
- 18 mars 1991: la cour d'appel de Versailles confirme le jugement de Nanterre, mais augmente le montant des dommages-intérêts
-2 juillet 1991: la cour d'appel de Versailles le relaxe des poursuites après son jeu de mot "Durafour crématoire" prononcé le 2 septembre 1988 au Cap d'Agde. Cette décision sera annulée par la Cour de cassation
- 3 juillet 1993: la cour d'appel de Paris le condamne à 10.000 FF d'amende pour "Durafour crématoire"
- 26 décembre 1997: le juge des référés du tribunal de grande instance de Nanterre le condamne à verser 300.000 FF de provision après qu'il a réitéré, le 5 décembre à Munich, ses propos sur les chambres à gaz, "détail" de l'histoire de la Seconde guerre mondiale
- 6 octobre 1998: le Parlement européen lève son immunité à la demande de la justice allemande, après les déclarations de Munich
- 17 novembre 1998: la cour d'appel de Versailles confirme ce jugement mais réduit à un an la mesure d'inéligibilité
- fin mai 1999: un tribunal de Munich le condamne à une amende pour ses propos tenus en décembre 1997 à Munich au côté de l'ex-SS Franz Schönhuber
- 8 février 2008: il est condamné à trois mois de prison avec sursis pour complicité de contestation de crimes contre l'humanité et complicité d'apologie de crimes de guerre pour avoir dit notamment dans l'hebdomadaire d'extrême droite "Rivarol" que l'Occupation allemande n'avait "pas été particulièrement inhumaine". AP
Commentaires
je suis comme mon chat quand il a une boule de poil coincée dans la gorge (grpf grpf grpf)! Méééé pourquoi il est toujours là??? Je croyais que le ndj l'avait assommé!?!?!
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