30 avril 2005
Etre homo et aristo... être homo et pauvre... ou populo, être homo et sobre... quand bien même être homo et phallo... cuistre ou mécano... honnêtement homo, sans peur et sans que reproches ou corrections ne pleuvent sur nos têtes ! Il est difficile trop souvent d'être un homo tout court... car nous sommes pris par les maux, enveloppé(e)s dans les mots, ensaucissonné(e)s, cadenassé(e)s, emprisonné(e)s, controversé()s relégué(e)s au second plan de l'humanité et ce, que l'on soit tout ce que je viens de citer au lieu d'être un simple hétéro. Il n'est pas d'homo heureux sinon celle ou celui qui sait subsister, subvenir à ses besoins d'homosexualité, s'accepter, s'affirmer malgré lui, s'enracinant sur cette terre austère à ses pauvres désirs. Que l'on soit bien-né(e)s ou né(e)s tout simplement, l'homo doit encore se cacher, éviter de froisser une réalité qu'il partage depuis qu'il est né. Qu'importe la couche ou la parure où se glisse la dorure, il n'y a pas d'homo heureux sans la caresse des yeux, cette compréhension qui rend les gens heureux.
Lorsque c'est de gaieté de coeur que nous nous reconnaissons homos, un matin ou une nuit, quand nous avons décidé d'épouser nos ressentis, nul ne peut prétendre que nous serons compris. Car il y a un mais... qui nous fait nous poser, nous peser mille et une question sur le qu'en dira-t-on, ce foutu con dira-ton qui tend sa toile et nous met l'araignée au plafond. Nous sommes souvent les mal-aimé(e)s, imité(e)s, largué(e)s, belles et beaux mais jamais masos... au point de nous renier nous les homos ! Et si une ou un le fait, c'est pour suivre le cours de sa vie, celle qui mène au paradis des homos... après avoir souffert les affres de l'enfer sur une terre qui se voulait prospère, salutaire, mais qui en fin de compte est trop fière.
Intime duel qui nous révèle face à toi... l'autre qui ne nous connaît pas... !!!
Belle soirée et nuitée à vous les p'tits loups.
Samie Louve
Le printemps ne fait que nous frôler, déjà il reflète et fleure bon l'été. Il scintille, bouscule nos émois, il parade en nous offrant son brin de gaieté, mouvance, criante de vérité dans le chant d'un oiseau voltigeant sur la vie, d'un bourdon butinant nos amies les fleurs inanimées, odorantes et charmées de tant de grâces exprimées sur leurs pistils embaumés. Du muguet enhardit qui se fait tout petit, aux iris déployés qui s'ouvrent sur des cieux qu'ils voudraient embrasser, à la branche pâmée, verdie et sans souci... bruissante sous les ailes de mésanges, oiseaux du ciel ou rouge-queues énamourées, à ces grappes de lilas qui délestent le poids de leurs douces senteurs, pénétrant nos pensées... je vole.
Sans bouger, je quitte le sol pour dédier à mon tour à cette nature généreuse un peu de ma chair, non plus épineuse mais bien celle que mon humeur soulève en cet instant de trêve. Le silence me pare, il est mon havre, l'instantané où je puise le souffle, le songe de mes nuits passées. Je rêve à un monde meilleur, à la tendre douceur, à la lèvre qui s'entrouvre au bonheur, à l'épée ou au glaive baissé, touchant terre pour ne plus se lever. Je m'envole finalement vers la souche, ma couche, ce bois doré où mes tendres années me tenaient par la main !
Où que vous soyez de par ce monde les p'tits loups, excellente journée à vous !
Samie Louve
29 avril 2005
Il me souvient avoir été une rebelle un temps, trop long... lorsque les ailes poussaient à peine sur mes épaules encore fragiles... et pour avoir vécu l'homophobie, de si près qu'elle me faisait froid dans le dos, je devenais malgré moi, et sans le vouloir vraiment, une hétérophobe à mon tour... mais il y a longtemps... C'est ainsi que, pour ne pas décevoir cet ennemi juré que je savais attentif à mes gestes et faits, prêt à tout afin de casser de la lez que j'étais, je sculptai ce qui me révélait aux yeux de tous. Je travaillais ce corps un peu trop féminisé à mon goût, de façon à ne pas décevoir ces originaux, qui plus que n'importe qui, savaient manier avec virilité leur corps empesé, bardé de muscles, pour appuyer leurs méfaits. Et pour paraître plus vrai à la femme que je devenais, ils se vantaient de ce que la nature leur avait parfaitement attribué... mais non pour me séduire sans doute. Et comme il n'y avait pas plus entêtés qu'eux, parce qu'enfin il me fallait découvrir ce que toujours d'après eux j'ignorais depuis ma conception, je veux parler de ce qui plus que tout me plaît...mon corps de femme, ils en rajoutaient jusqu'à être impudiques, voire grossiers, souvent jusqu'à frapper.
Arborant avec pudeur et beaucoup d'allure la seule chose que mes parents me léguaient, j'apprenais à me taire, en faisant fi de ces gosses des rues, des hommes quelques fois, qui m'assénaient généreusement de leurs inhibitions, de leurs coups trop souvent. L'unique raison qu'ils invoquaient étant celle que bien entendue je reconnu sans m'en cacher... mon homosexualité. Tant et si bien que j'en vins à reflêter sur eux, et ma façon de penser, et le sort qu'il me réservait. Je changeais, harmonisant mes goûts à leurs propres coups et faisant de mon corps qu'il ait plus fière allure encore, je me mis à leur ressembler ! Frappant avant qu'on ne m'écharpe et esquissant la moindre frappe, j'en promettais. S'il me souvient avoir usé de mon regard ou de mes poings parfois, pour ne pas avoir mal, je ne cessais de pleurer, sans qu'une larme ne vienne s'écouler sur ce visage devenu fermé à toutes animosités.
C'est alors que le miracle s'accomplit, les ennemis devinrent des amis, les amis de mes ennemis le devinrent aussi... il n'y eut plus que moi pour parer mais seulement les rires et ne plus feinter sur mes dires qui désormais symbolisaient non plus la vanité mais le seul amour qui l'emportait, celui de la vérité.
Je raconte cela, ne m'en veuillez pas, ce n'est non pas pour "trôner", mais simplement pour espérer que les gosses d'aujourd'hui qui aiment frapper à leur tour ou casser de l'homo pour le disqualifier alors qu'il détient quelques bonnes couches d'années à son actif... que ceux-là apprennent à hurler, au vent... leur peur de vivre ce présent qui somme toute est impatient plutôt que de casser de la lesbienne ou du pédé !
Il n'y a rien à gagner les p'tits loups à rendre coups pour coups... qui sait pour vous de quoi demain sera fait , qui sait si à votre tour vous ne serez pas cette lesbienne ou ce pédé... brisé ? Vous allez croire que la Louve s'appesantit, qu'elle chavire sous les ans, les appentis où elle s'est réfugiée faute de pouvoir chialer... non, du tout, la Louve se souvient, de ces maux qui ne sont pas divins... mais seulement humains, parce qu'ils furent incertains.
Belle soirée à vous les p'tits loups.
Samie Louve
France (Fait divers)
Meurtre homophobe à Marseille?
Plusieurs mineurs sont soupçonnés du meurtre d'un homosexuel de 68 ans, dont le corps avait été retrouvé le 10 avril à Marseille. Deux mineurs ont été placés en garde à vue mercredi 27 avril et devaient être présentés aujourd'hui, vendredi 29 avril, à un juge d'instruction dans le cadre d'une enquête sur le meurtre d'un sexagénaire le 10 avril dernier à Marseille, a-t-on appris de source policière et judiciaire. Trois autres mineurs, qui avaient également été placés en garde à vue cette semaine dans cette affaire, ont été relâchés jeudi, a-t-on précisé de source judiciaire. Les cinq jeunes, dont deux filles, âgés d'une quinzaine d'années, avaient été interpellés à la suite d'une information anonyme. Le 10 avril, le corps d'un homme avait été découvert dans une cité du onzième arrondissement de Marseille. Les premières investigations ont permis, de source policière, de déterminer que la victime, un homme de 68 ans, avait été victime de violences. Chargés de rechercher les causes de la mort par le parquet, les policiers de la sécurité publique ont asséché une partie du canal de Provence à proximité du lieu où le corps a été découvert et retrouvé sous l'eau des effets de la victime. L'homme se serait noyé après avoir été victime de sévices, notamment l'incendie de la casquette qu'il portait sur la tête. Les adolescents ont reconnu avoir battu le sexagénaire qui aurait menacé de les dénoncer à la police pour le cambriolage d'un gymnase voisin. Ils ont expliqué avoir tenté de le sortir de l'eau, selon la police. Des investigations devraient notamment déterminer si les auteurs des coups mortels s'en étaient déjà pris à lui notamment parce qu'il était homosexuel et avait déjà déposé plainte à de nombreuses reprises pour insultes et violences homophobes. (avec AFP)
par Judith Silberfeld
source : http://www.tetu.com
Je reçois de ce ciel où je me réfugie, l'absolu, le désir, le goût inachevé de la prime beauté et que j'ai voulu mienne, qu'entre mes doitgs galbés j'ai faite souveraine. L'amour interpellé, tandis qu'un soir à la tombée d'une Lune limbée, escortée de milles étoiles parfumées, je m'inventai un monde, celui du renouveau. Je m'y suis installée, quelques jours espacés, en prenant de mon corps son ultime décor... ce parfum encensé du gingembre et des prés, enchantés, où nous nous enroulions quand nos rires se croisaient. J'étais accompagnée d'une onde louvoyante, d'un esprit de Guérande, de son suc, si salé que je crus un instant me pâmer, tant elle ruisselait d'une blancheur nacrée. Elle était belle, elle était celle que je désirais.
La poésie de la vie me soudoie, m'interpelle et me zèle, me fait rire bien au-delà de moi... jusqu'à paraître plus belle... Louve que je suis !!!
Ô combien je m'égare en pensant au hasard, à une femme opposée à mon regard.
Muses séductrices qui me croyez actrice, comédienne ou rebelle, je ne suis qu'une femme... réductrice de vos "vices" ou douleurs que vous vouliez cachés dans vos ventres où je m'enfouis d'autorité. Soyez remerciées de ces inhibitions, de ces amours voilés qui n'attendaient que promesses de vent... de rêves, d'étincelles, de ces mers bousculées où malgré vous je parvenais à initier cette étoile qu'un jour je comparai à moi !!!!
Prenez soin de vous les p'tits loups... le week-end approche, le printemps aussi, à grands pas !!!
Samie Louve
28 avril 2005
Hier au soir j'ai été interpellée par un article concernant deux lesbiennes qui osèrent s'embrasser dans un resto, en public, d'où ma prose de ce matin, au sujet du baiser lesbien, suédois celui-là. Si j'en parle c'est tout simplement parce que, embrasser sa bien-aimée devient un fait... que nombre d'entre nous l'ont suggéré aux yeux des passants... songez un peu, un baiser tout ce qu'il y a de plus rêvé... puis malmené, revu et corrigé, mais qui en fin de compte réussi à se poser après avoir battu de l'aile sous la coupe d'une justice qui tenta de faire des siennes.
Vous êtes dans un endroit public, imaginez la scène, vous êtes en compagnie de la femme de vos pensées, avec qui vous irez sceller un monde que seules, vous êtes capables d'inventer. Elle est là, face à vous, et vous lui tenez la main sur cette nappe rouge, sous des regards déjà indiscrets, posés, mais qui ne sont pas encore outrés par un comportement qu'ils espèrent à leur portée. Vous n'ignorez pas n'est-ce pas combien le corps peut s'exprimer, dans ses intensités, et sous toutes ses "coutures", de nos mains à nos petons délicatement enivrés, écartés avec doigté pour la circonstance... en passant par les yeux qui ne cessent de ciller tant l'émoi nous envahit, dans ces moments précis. Notre corps se revêt alors de son doux décor, flammèche légère qui prône in extenso la mélopée, de soupirs en dédicaces averties, en battant sa tendre chamade, de nos lèvres entrouvertes à nos muqueuses effrontées. Qu'advient-il alors de ces corps qui ne cessent de jouer les mijaurées... parce qu'un public est là pour espionner, qui de vous deux allez, dans un temps ou un moment donné... avoir ce geste insensé... embrasser dans un espace restreint et "hétéromanipulé" celle que vous aimez. Dans un endroit, où comme chacun le sait, il est permit tantôt de bien se restaurer, se toiletter la face cachée, au pire se soulager d'envies que je ne peux citer, et vivre finalement tout comme au siècle dernier... en évitant de choquer ou bien le patron, ses clients attitrés, ses employé(e)s qui sait, par un délit tout droit cité pour cause d'homosexualité. A quoi servent les lèvres sinon à offrir un baiser... que l'on soit femme, homme, hétéro ou homosexualité... je vous le demande ? A troubler un ordre que l'on l'on dit public... et si bien ordonné qu'il doive s'exprimer en vindictes pour un seul baiser ! Regardez bien Messieurs, Mesdames, deux femmes s'embrasser... s'embraser à force de s'aimer... du regard, d'un baiser. Souriez alors si vous le voulez, allez jusqu'à les railler... mais n'interdisez point à la tendresse de se manifester !!! Elle ne sait rien faire que se communiquer !!!
Belle et tendre soirée arrosée de baisers à vous les p'tits loups.
Samie Louve
Qu'y a-t-il de plus beau qu'un baiser lesbien, je vous le demande ? Tendre comme une perle de rosée au soleil du matin, posée sur une commissure ou suspendue sur la lèvre, inférieure ou supérieure, dont le sourire badin vole de sa beauté l'insolente clarté. Joli coeur ou frimeur, ce baiser effronté, viendra s'appliquer à la dérobée, rieur, sans se préoccuper des tendances, mais avec bienveillance sur cette chair enflée offerte à l'être aimé. Femme délicate, empressée, âme soeur dépouillée de sa complexité, délicate attention qui ne demande pas pardon d'avoir osé prendre un baiser en toute simplicité... en liberté. Rime ou diapason abandonné, sans à priori sur cette chair tant appréciée, pulpeuse, chercheuse. Plaisir suave que l'on se permet de goûter avec félicité, dans la rue ou bien à vos côtés... vous les étais qui ne soutenez rien, pas même nos rêves que vous voulez briser. Une fleur qui aime une autre fleur, c'est un monde en couleur !
Cette prose dédiée au baiser lesbien afin que dans les coeurs des hommes s'effacent les esprits chagrins.
Belle journée à vous les p'tits loups.
Samie Louve
27 avril 2005
Journée du souvenir 2005 à Lille :
Aucune reconnaissance officielle de la déportation pour homosexualité !
L'Association Les Flamands Roses voit rouge... en effet, après s'être présentée à la cérémonie du Souvenir pour la 15e année consécutive ce dimanche 24 avril 2005, et pendant la cérémonie oecuménique, qui a eu lieu avant la cérémonie officielle, la police les a retenu en marge de la Noble Tour. Ils ont été admis ensuite seulement, leur gerbe étant maintenue à l'écart des gerbes officielles. Ils ont, après la cérémonie, déposé leur gerbe honorant la mémoire des déportés gais et lesbiennes en présence d'élus locaux, dont Martine Aubry, maire de Lille et de représentant-e-s militant-e-s et associatifs (« Faut qu'on s'active » - groupe d'Arras, « Radikal Fucker », « SCALP », « « LCR, « Chtio Homo », « Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence », « Rendez-vous Chrétien » et « FLGBT »).
"Nous avons arboré l'insigne de solidarité et de mémoire que nous avons créé, de forme rectangulaire et aux couleurs noir et rose.
Nous regrettons, cette année encore, de ne pas avoir été associés aux réunions de préparation de cette journée et de ne pas avoir reçu d'invitation officielle. Pourtant, nous l'avions demandé par écrit à la préfecture.
Celle-ci et l'ONAC de Lille sont restés silencieux jusqu'à ce matin et n'ont pas mis en oeuvre les circulaires du Ministère des Anciens Combattants et de l'ONAC de début avril, qui demandaient explicitement que les associations homosexuelles soient officiellement invitées aux cérémonies du Souvenir partout en France.
Cette année était marquée par le 60e anniversaire de la libération des camps nazis. A cette occasion, un message du Ministre des Anciens Combattants a été lu à la cérémonie de ce matin, dans lequel plusieurs catégories de déportés ont été mentionnées, mais pas les personnes déportées pour homosexualité.
Nous considérons que la déportation pour homosexualité n'est toujours pas reconnue officiellement par la France.
Toujours demandeuse de concertation et de dialogue, notre association restera présente lors des prochaines cérémonies."
Espérons que la mémoire reviendra aux Préfets pour les années à venir et qu'ils laisseront aux diverses associations qui se démènent, le libre passage pour commémorer une déportation homosexuelle que l'on a trop tendance à oublier, ou du moins puisqu'elle est aujourd'hui reconnue, à mettre "de côté". Cela me laisse songeuse... d'imaginer combien ces êtres qui furent des homosexuel(le)s avant nous, ont souffert de l'ignominie d'autres êtres dits Humains...
Le soleil brille les p'tits loups... prenez soin de vous !!!
Samie Louve
Source : http://flamandsroses.free.fr/
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26 avril 2005
Le SNEG, Syndicat National des Entreprises Gaies assigne à son tour Christian Vanneste, député UMP de la 10ème circonscription du Nord, en justice, rejoignant ainsi SOS Homophobie et Act Up-Paris... nous ne pouvons qu'applaudir à une telle décision ! Par cette action, le SNEG "entend ne pas laisser quiconque tenir de tels propos, à fortiori un élu de la République, qui plus est issu d’une majorité qui vient de créer la Haute Autorité de Lutte Contre les Discriminations et pour l’Egalité, texte renforcé par des amendements visant à lutter contre l’homophobie".
Cela sent l'été les p'tits loups, le feuilleton Vanneste ne fait que commencer, en effet, la première comparution du député devrait se tenir à Lille le 29 juin prochain. Une série à suivre avec attention donc ... et si je ne veux pas jeter de l'huile sur le feu, je tiens quand même à souligner que ce représentant de notre République a dit et je le cite de nouveau pour mémoire : "Oui, le comportement homosexuel est inférieur au comportement hétérosexuel. Si on n’accepte pas ce principe, l’humanité est condamnée à disparaître."
Il serait bien pour nous toutes et tous, humanité comprise que ce "genre" de personnages, homophobes de surcroît comprennent combien il est dangereux de laisser se propager de tels comportements, toutes sortes de manisfestations de haine d'ailleurs qui ne peuvent que nuire aux femmes et hommes que nous sommes. Les seuls dangers de voir notre horizon se consumer, ou l'humanité disparaître sont ceux qui proviennent de personnes tenant un tel langage... ou actes, sexistes voire discriminatoires. Il n'est pas question de jouer avec les mots, Monsieur Vanneste est un homme responsable, un être que j'imagine censé sur cette scène politique qui représente une majorité de notre gouvernement. Et sans vouloir le moins du monde m'immiscer dans les coulisses de la politique, il serait bon que Monsieur Vanneste révise son jugement à notre sujet et convienne de ses dérapages, lourds de responsabilités, qui mènent droit à l'enlisement, celui d'une France, d'une Europe qui se doit d'avancer... et Nous avançons avec elles deux !!!
Je vous espère en super forme les p'tits loups... belle soirée à vous.
Samie Louve
Les associations de Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Paris, Poitiers, Reims, n'avaient guère leur place dans les cérémonies de commémoration de la déportation homosexuelle, jusqu'à hier. C'est Monsieur Lionel Jospin, alors premier ministre en 2001 qui le premier a demandé aux préfets d'associer les associations homosexuelles aux cérémonies officielles de commémoration de la déportation.
"Le 15 mars dernier, dix associations et formations politiques – la Fédération des CGL, le Collectif contre l’homophobie et pour l’égalité des droits, les "Oublié(e)s" de la Mémoire, la Coordination InterPride France, les Flamands roses, Mélo’Men, les Gais et Lesbiennes branchés, "Aujourd’hui, autrement", "On est là !" et la Commission nationale LGBT des Verts – ont lancé un appel pour le souvenir de la déportation homosexuelle. Peu de temps après, le 31 mars, l’Inter-LGBT et le Mémorial de la déportation homosexuelle ont été reçus au cabinet du Ministre délégué aux anciens combattants. Mardi 5 avril, trois des signataires de cet appel étaient reçus par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, représentée par son directeur, Yves Lescure, pour une discussion que les deux parties ont jugée positive. Cette année, plusieurs associations participaient à la 51ème Journée nationale du souvenir de la déportation, dans plusieurs villes de France:
Pour Bordeaux, La Lesbian and Gay Pride Bordelaise a lancé un appel à manifester à la cérémonie d’hommage qui se tenait hier, le dimanche 24 avril 2005, à partir de 11h30, au Fort du Hâ, cours de l’Ecole Nationale de la Magistrature, au 9 rue du Maréchal Joffre. Côté revendication, la LGP de Bordeaux souhaitait qu’un représentant du Mémorial de la Déportation homosexuelle (MDH) puisse être associé à la cérémonie officielle de la Journée nationale du souvenir de la déportation, aux côtés des représentants de l’Etat et des différentes communautés touchées par la déportation.
Pour Lille, Les Flamands roses donnaient rendez-vous le dimanche 24 avril à 10 heures, à la Noble Tour, rue des Déportés.
Pour Lyon quatre personnes devaient représenter le Collectif des associations LGBT à la cérémonie et à la réception qui suit à l'Hôtel de Ville. La cérémonie devait avoir lieu le dimanche 24 avril à 11h30 devant le Veilleur de pierre, place Bellecour.
A Marseille ce sont les "Oublié-e-s" de la Mémoire qui devaient participer aux commémorations. L'association Mémoire des sexualités invitait à un rassemblement pour la Mémoire des homosexuels déportés, le 24 avril à 9h45 au Monument de la Déportation, Place Daviel, derrière l’ Hôtel de Ville.
A Montpellier, le Collectif contre l'homophobie et le Mémorial de la déportation homosexuelle donnaient rendez-vous à 11h30 devant le cinéma Gaumont, place de la Comédie à Montpellier.
Et à Nancy, l'association Homonyne devait participer elle à la Journée nationale du souvenir après avoir donné rendez-vous à 9 heures devant Darty Laxou.
Dans notre capitale l’inter-LGBT a appellé à un rassemblement silencieux et digne pour commémorer la mémoire de tous les déportés à l'occasion de la cérémonie officielle qui s'est déroulée sur l’île de la Cité à Paris.
Quant à Poitiers, l’association En Tous Genres, après avoir organisé du 26 mars au 2 avril les Journées thématiques consacrées à la déportation homosexuelle, devait participer aux cérémonies.
Les p'tits loups de Reims, la cérémonie initialement prévue le 23 avril est reportée d'une semaine. Les associations appellent donc à se rendre samedi 30 avril à 21h15 au Monument des Martyrs de la Résistance."
Il ne manquait plus qu'à Monsieur Jacques Chirac, notre Président de la République de faire ce qu'aucun président de la République jusqu'à ce jour n'avait fait, pour reprendre les termes de Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris : rendre un hommage public aux déportés homosexuel(le)s. Ce qui fut fait. Remercions également les associations pour leur dévouement à ces cérémonies du Souvenir ... reste à savoir si celles-ci furent officiellement invitées à participer aux célébrations ?
"Hier, dimanche 24 avril, à l'occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, Jacques Chirac a évoqué la déportation d'homosexuels en France pendant l'Occupation. «Nous sommes là pour nous souvenir que la folie nazie voulait éliminer les plus faibles, les plus fragiles, les personnes frappées par le handicap dont l'existence même faisait affront à leur conception de l'homme et de la société, a déclaré le Chef de l'État. En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés.» C'est la première fois qu'un chef d'État français évoque et reconnaît la déportation homosexuelle en France. Dans un communiqué, Bertrand Delanoë s'est réjoui de tels propos. «Le président Jacques Chirac, après avoir été celui qui, au nom de la France, a reconnu les responsabilités du gouvernement de Vichy dans la déportation des juifs (...) a reconnu la déportation des homosexuels. Ces deux expressions d'une vérité historique honorent notre pays», estime le maire de Paris."
Reportage effectué par Emmanuelle Cosse
S'il est vrai que ce devoir de mémoire honore notre pays, il nous laisse également espérer une avancée, non seulement vers cette reconnaissance que nous attendons toutes et tous LGTB mais plus encore afin d'obtenir des droits qui sont les nôtres, citoyennes et citoyens que nous ne cessons d'être. Il nous est permis d'aspirer à un avenir meilleur n'est-il pas... !!!! Sans vouloir être pessimiste, je souhaite que cette commémoration des déportés homosexuel(le)s ait eu lieu comme il se doit dans chacune de ces villes.
Belle et délicieuse journée à vous les p'tits loups. Ensoleillée bien sûr et toute en tendresse.
Samie Louve
source : http://www.tetu.com
25 avril 2005
Je fais souvent ce rêve étrange d'un monde sans violence, sans outrance, sans apparence fâcheuse ou trompeuse dont l'être humain a pris pour habitude de se vêtir ! Un monde où nous ferions une ronde sans faim, où nous pourrions nous désaltérer toutes et tous dans le courant d'une onde pure ou bien vivre à prononcer de simples mots qui apaiseraient tous nos maux. Tant d'autres l'ont fait avant moi ce rêve et ne sont point parvenu à le voir se réaliser. J'ai beau fermer les yeux et me fondre dans la nuit qui me cache une part du monde où je vis à cet instant, je ne peux m'empêcher de penser à la brutalité, aux actes criminels qui achèvent bien et nous laissent dans un effroyable dénuement. J'ai beau regarder autour de moi et me fondre dans l'air du temps, il ne fait que passer et ne me laisse déjà que l'empreinte de ces heures ou secondes merveilleuses que je ne tarderai pas à voir s'effilocher malgré moi pour ne garder en mémoire que cet acharnement, la lassitude ou bien le tourment que subissent certains d'entre nous homos, femmes, rendus faibles par tous les temps, ceux-là qui sont construits à coups de malveillance, de malentendus ou de prises à partie. Oui, le paysage où je m'enfouis ne survivra que l'espace d'un instant dans cette vision que j'ai de l'humanité... je vis avec les loups, avec les animaux que l'on dit sauvages et je ne m'en porte pas plus mal... je vis un conte de fées, seule, ou bien accompagnée... parfois, où l'amour n'a d'autre besoin que d'être en liberté, se faufiler à travers champs et bois, brouissailles encombrées, verdures flêtries ou vides de sève, disséminée. Renifler à plein nez le suc de la vie qui se propage en moi, me défiant sous le vent ou la tempête de pluie sans craindre un seul instant du ciel qu'il ne me tombe sur la tête. Adieu matraques et gourdins ou autres poignards bien affûtés qui nous ôtent la seule vie que nous ayons choisie.
Je rêve mais est-ce la ma destinée ?
Belle et radieuse journée à vous les p'tits loups.
Samie Louve









