17 décembre 2004
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Bonsoir les p'tits loups......
Aucune différence ne vaut que l'on soit exclu(e)s d'une société, de l'humanité !
L'amour de l'autre sexe n'est guère une garantie de l'amour et du respect de l'autre. Si tel avait été le cas, le machisme et la misogynie n'auraient jamais existé (cette idée est tirée du livret "L'homophobie" dans la collection "Que Sais-je ?" aux éditions PUF - Juin 2000).
Diabolique, Mal :
L'homosexualité ne parle pas seulement de sexualité, qui n'est qu'un "symptôme" mais parle d'amour. Est-il besoin d'en dire plus ?
L'homosexualité n'est pas une perversion, en ce sens qu'elle n'est pas une modification volontaire de son désir. Je ne veux pas parler des cas extrêmes de celles et ceux qui s'adonnent à toute sexualité dans le seul but de repousser leurs limites : j'imagine qu'ils existent mais je n'en ai pas rencontré. J'ai rencontré par contre beaucoup d'homosexuels. Nombre d'entre eux, dont je fais partie, n'ont absolument aucun désir hétérosexuel, ce qui prouve bien que l'homosexualité ne découle pas d'une envie d'aller plus loin dans sa sexualité, de vouloir tout découvrir ou tout vivre, auquel cas ces homosexuels auraient aussi des rapports hétérosexuels.
Enfin, l'homosexualité, quand elle apparaît, est le plus souvent subie. Chacun s'accommode ensuite plus ou moins bien à cette réalité. Ce n'est donc pas un désir de mal faire.
Voilà souvent le premier discours que l'on entend. C'est le plus simple, le plus vide de sens et un des plus faciles à contrer. Il ne s'agit en effet que d'une formule lancée sans réflexion profonde à son sujet. Première remarque : cette expression n'est utilisée que pour l'homosexualité, ceci permet de dire qu'on ne peut en faire une référence, une échelle de valeur séparant ce qui est acceptable de ce qui ne l'est pas. Si c'était le cas, l'homosexualité serait donc le seul comportement qui soit inacceptable... puisque c'est le seul comportement qualifié de tel. Ce n'est évidemment pas l'avis des homophobes en général : il y a pour eux souvent une multitude d'autres interdits.
Que signifie "contre-nature" ? Deux significations principales distinctes :
- Ce qui n'est pas naturel
- Ce qui s'oppose à la nature
Ceux qui pensent que l'homosexualité n'est pas naturelle et donc qu'elle est un fruit de la perversion/l'intelligence humaine se trompent. La première raison, basique, est que l'homosexualité n'est pas un caractère exclusif de l'humanité puisque elle se retrouve abondamment dans le monde animal. Lire à ce sujet Corydon d'André Gide. De plus, une partie des homosexuels a ressenti cette attirance dès le plus jeune age, avant que les désirs véritablement sexuels ne se fassent sentir, preuve que l'homosexualité ne peut être réduite à une perversion volontaire du désir (puisque le désir vient plus tard). Si l'on en croit la grande fréquence de ces désirs à l'age de l'adolescence - ce que chacun s'accorde à reconnaître - on se demande comment un fait si répandu, si partagé, puisse ne pas être naturel.
Il est à noter que ceux que l'homosexualité effraie le plus semblent craindre sa "prolifération", comme si ce désir était possible et/ou commun à chacun et que si on venait dans nos sociétés à mieux l'accepter et donc à moins le refouler, il se développerait formidablement. Ce curieux point de vue affirme non seulement que l'homosexualité est naturelle mais aussi qu'elle est en plus universelle ! Et ce ne sont pas des homosexuels affirmés (qui peuvent être soupçonnés de partialité) qui le proclament, mais des personnes qui la craignent... Une réalité est mise à nue ici : les personnes qui craignent le développement massif de l'homosexualité ont probablement une sexualité ambiguë. En effet, celles dont l'hétérosexualité est certaine ne peuvent imaginer sérieusement qu'elle disparaisse "à cause" de l'acceptation de l'homosexualité. Si leur désir était exclusivement hétérosexuel, pourquoi craindrait-il sa disparition au profit de l'homosexualité ?
L'homosexualité s'oppose-t-elle à la nature ? Bof ! Pas plus que tout acte sexuel pris sous contraception. Pas plus que la chasteté qui est bien une autre lutte contre-nature.
Il m'est arrivé une seule fois de rencontrer quelqu'un qui affirmait que l'homosexualité est contre-nature et que l'avortement ne l'est pas. Chacun jugera. Dans le même ordre d'idées, on a le droit de s'interroger sur ce qui est plus contre-nature de l'homosexualité (naturelle) ou de la contraception en général. Seuls ceux qui sont contre la contraception peuvent tenir ce genre de discours. Cela réduit évidemment le nombre d'homophobes... Je ne parle évidemment ici que des homophobes de bonne foi.
Enfin, cette formule est souvent opposée à l'homosexualité par des personnes très attachées à une morale stricte, principalement dictée par les religions. Or les religions, comme l'éducation en général, vise à apprendre à chacun les principes de la vie en société, du respect de l'autre - principes qui ne semblent effectivement pas innés - et donc à maîtriser les réflexes individuels, égoïstes, naturels, spontanés. Les religions vont jusqu'à interdire toute sexualité hors mariage ou dont la finalité est uniquement la satisfaction des sens. Ainsi peut-on parler d'un apprentissage contre-nature ! La sexualité est bel et bien un chose toute naturelle, la réfréner à tout prix mérite cette qualification. Toute éducation vise justement à contrer nos réflexes naturels (regardez donc des enfants en bas âge : ils ne font que ce qu'ils veulent et sont parfois violents envers leurs camarades), à lutter contre notre nature. Alors qu'on ne vienne pas nous dire que contrer la nature, de gré ou malgré, c'est mal...
Toutes ces considérations prouvent bien que "contre-nature" ne signifie rien et en ne permet pas de porter le moindre jugement de valeur ou d'acceptation des choses selon qu'elles apparaissent ainsi ou non, en particulier pour ceux qui inspirent leur morale d'une religion.
Voir aussi Sodome et Religions
L'hétérosexuel homophobe
L'hétérosexuel ne partage pas du tout le désir de l'homosexuel. Ceci peut le conduire, tant qu'il ne connaît aucun homosexuel, à penser que l'homosexuel est malade, pervers ou tout simplement dégoûtant sans jugement moral sur sa personne. Dès lors qu'il s'intéresse un peu à l'homosexualité, l'hétérosexuel est obligé de s'apercevoir que l'homosexualité est bien souvent un état et non un passage comme on le dit/croit encore beaucoup. L'homosexuel parle en effet souvent de sa différence qui, avant de se présenter sous forme de désir sexuel à l'adolescence, est bien présente tout au long de son enfance. Il exprime cette différence par l'admiration ou l'attirance inhabituelle qu'il a ressenti pour un camarade (le chef de la bande), un frère, un cousin ou encore une personne chargée d'encadrer son groupe. Parfois il l'a ressentie par ses amitiés plus fréquentes ou plus fortes avec des filles qu'avec des garçons. Ceci permet d'éliminer toute idée de perversion au sens où on l'entend - c'est à dire volontaire -, dans la mesure où on ne peut imaginer de perversion sexuelle chez un enfant avant l'apparition de ses désirs.
Si l'idée est que l'homosexualité est une maladie ou une dégénérescence, ceci, à mon sens, ne pourrait justifier la moindre haine. On ne hait pas les malades...
Il est remarquable de noter que l'hétérosexuel a une réaction souvent bien différente, et bien naturelle, envers l'homosexualité féminine qu'envers l'homosexualité masculine. En effet, les hommes hétérosexuels, en particulier, acceptent plus facilement l'homosexualité féminine parce que, ressentant du désir pour la femme, ils sont capables de comprendre tout sentiment similaire et donc celui de la femme pour la femme. Parfois même, et ce n'est pas rare, l'homosexualité féminine fait partie de ses fantasmes (se référer pour s'en convaincre à la presse ou aux vidéos pornographiques hétérosexuelles pour hommes qui exploitent abondamment ce désir) car il se voit volontiers au milieu de deux femmes qu'il imagine comme deux conquêtes abandonnées à lui. (Par contre, si l'expérience se présente, il doit réaliser que celles-ci ne sont pas du tout intéressées par lui. Sa réaction est alors souvent homophobe, violente et/ou insultante d'autant plus qu'il est touché dans son amour propre par ce refus).
De leur côté, les femmes comprennent mieux l'homosexualité masculine puisque, selon le même schéma, elles partagent avec eux l'attirance pour l'homme. Le fantasme corollaire d'une femme se trouvant au milieu de plusieurs hommes semble, par contre, aujourd'hui, moins répandu, sans doute parce que sa sexualité est relativement différente de celle de l'homme.
Ceci explique assez justement l'homophobie banale due à la peur de l'autre, du différent de soi. L'homosexualité est mieux acceptée dans la mesure où c'est le sexe qui nous attire qui s'attire mutuellement. Par contre, celui qui est soi-disant comme moi mais qui ne partage pas mon désir et de qui je ne partage pas le désir est une bête curieuse.
Une hypothèse expliquant l'homophobie innée, envers les homosexuels masculins, résiderait dans la notion de saleté que revêt le rapport sexuel avec l'anus. Il serait bien orgueilleux de ma part d'imaginer changer la perception que ceux qui n'ont pas essayé en ont, cependant ceux-ci doivent bien réaliser que les homosexuels, même s'ils doivent faire avec ce qu'ils ont, biologiquement, pour pratiquer la pénétration, ne sont pas plus attirés par la scatologie que les hétérosexuels. Il faut bien donc que ce ne soit pas aussi sale qu'ils le pensent pour que les homosexuels en fassent l'usage. Car les homosexuels peuvent quand même avoir une sexualité sans pénétration annale : cela arrive bien souvent. Ils utilisent alors les pratiques bien connues et bien moins effrayantes des hétérosexuels. N'oublions pas, enfin, pour clore ce chapitre, que la pénétration annale n'est pas le propre de l'homosexualité puisqu'elle est également pratiquée par les hétérosexuels. Donc si phobie scatologique il y a, elle doit, si besoin est, être canalisée vers ceux qui la pratiquent et non vers une population qui la pratique "en général".
Malgré cette explication, je ne pense pas que la pénétration annale soit vraiment à l'origine du rejet de l'homosexuel. Je voudrais attirer l'attention sur l'insulte "enculé" : la personne qui pénètre n'est jamais prise en défaut comme une personne "ridicule". C'est toujours la personne pénétrée qui est mise à l'index par ce genre d'insultes. Cette remarque peut permettre de penser qu'il n'est pas si mal vu d'avoir un rapport sexuel avec l'anus d'autrui, tandis que ce qui est véritablement mal vu est de se laisser "soumettre" en offrant son anus au partenaire (cette idée peut révéler l'extraordinaire sexisme qu'il y a dans une telle vision des choses : pas de problème que l'homme soit homosexuel tant qu'il pénêtre, tant qu'il reste homme, donc, d'une certaine manière, tandis que s'il occupe le rôle de la femme, il devient méprisable...). Ici la salubrité de l'acte n'intervient absolument pas dans la perception de l'insultant : pour l'homophobe, bien souvent, seule la position est dégradante.
Une autre explication semble, elle, très réaliste : il s'agit de la peur de l'hétérosexuel d'être pénétré. Je vous renvoie à l'insulte citée ci-dessus. Un certain nombre de psy (que je n'aime pas beaucoup citer tant leurs explications se contredisent parfois) parlent effectivement de la fascination (mélange d'attirance et de dégoût) que semble avoir la gente masculine à propos de cette idée. Un seul exemple ne vaut pas forcément plus que le cas dont il parle, donc je ne vais pas généraliser, mais j'ai discuté avec un homme, en couple hétérosexuel harmonieux et heureux, qui m'a révélé avoir ce désir intense. Il n'a pourtant pas le sentiment d'être bisexuel. Ainsi existe-t-il aussi la peur du viol chez l'homme, qui le panique d'autant plus qu'il n'est habitué ni à l'idée qu'on puisse convoiter cette partie si intime de son corps (bien plus intime que son sexe puisqu'il "partage" ce dernier lors de ses propres relations sexuelles), et encore moins à l'idée que la personne qui la convoite soit d'un rapport de force physique comparable au sien.
Rejet de l'homosexualité féminine en particulier :
Une explication de l'homophobie envers les homosexuelles résiderait dans la relative sagesse qu'on associe à la sexualité féminine. La femme ayant une sexualité différente, moins impulsive peut-être que celle de l'homme (il ne me semble pas que cela soit acquis : la nature animale est riche d'exemples où la femelle résiste ou, en tout cas, montre une certaine résistance devant les assauts parfois incessants des mâles). De ce fait les femmes sont peu à peu considérés comme des êtres n'ayant pas ou peu de sexualité innée et qu'il faut se montrer persuasif et/ou patient pour arriver à éveiller ce désir chez elles. Du coup, la femme et la sexualité sont quelque peu dissociées l'une de l'autre dans notre civilisation si bien que dès qu'on les ré-associe, c'est pour parler de filles qui ne courent pas les rues, des filles qui "aiment ça" qu'on qualifie alors facilement de "salopes" (vous pourrez chercher : on ne trouve aucun équivalent pour l'homme : il est considéré comme normal pour l'homme d'aimer le sexe, pas pour la femme). Ainsi lorsque deux femmes revendiquent leur sexualité commune, l'incompréhension voire l'ahurissement conduit à une réaction de haine, alimentée notamment par le fait que ces deux femmes-là sont forcément perverses.
Rapport de domination à casser !
Un hétéro s'estime supérieur à un homosexuel car l'homosexualité est toujours plus ou moins considérée comme une tare, une déficience (même si de nombreux(ses) homosexuel(le)s ont démontré leur grande valeur). Comme à l'école, on se sert de sa supériorité sur l'autre pour l'écraser et lui faire de la peine. Quand l'homosexuel assume son état, il devient en quelque sorte plus fort que l'hétérosexuel (du point de vue de l'hétérosexuel) car celui-ci constate que l'homosexuel(le) assume quelquechose dont il/elle devrait avoir honte (selon l'hétérosexuel): cette constatation l'ébranle car l'homosexuel devient fort : il parvient à assumer sa différence tandis que lui qui n'en a pas (ou pas d'aussi fondamentale) se sentirait faible/honteux à sa place. Ainsi l'homosexuel se sent presque dominé par l'homosexuel qui s'asssume.
Ce n'est peut-être pas toujours vrai alors il faut prendre des précautions avant de "s'afficher", mais c'est une situation que j'ai pu fréquemment constater.
A cela, on peut ajouter que révéler à quelqu'un qu'on est homosexuel, c'est lui faire confiance. Faire confiance à quelqu'un, c'est le grandir, lui donner de la valeur. Et cela, même si la personne a de mauvais a prioris sur les homosexuels, c'est installer une relation saine entre deux personnes.
Si on ne peut faire cela, ce qu'il faut éviter à tout prix, c'est mentir. On n'a le droit de se taire sur sa sexualité, cela peut rester privé. Mentir c'est dire à l'autre qu'on ne lui fait pas confiance et si on est amené à la revoir régulièrement, c'est peut-être un jour affronter sa réprobation à cause du mensonge. Toute personne a le droit d'en vouloir à une autre qui ne lui a pas dit la vérité.
Source :
Je remercie Monsieur Freud pour avoir dit de l'homosexualité qu'elle était une dégénérescence du cerveau !!!
Bonne Lecture et merveilleuse soirée à vous les p'tits loups.
Samie Louve
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Bonjour les p'tits loups,
Et si nous commencions cette matinée avec une petite remise en forme....

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Le tribunal correctionnel d’Avignon a condamné à un an de prison avec sursis, à cinq ans de mise à l’épreuve et à cinq cents euros d’amende l'auteur d'une agression d’un gay habitant un petit village près d’Avignon, le 9 juin dernier. Le procureur avait requis 18 mois de prison avec sursis. Le contexte homophobe de l'agression a été retenu mais pas le mobile, ni les circonstances aggravantes liées à l’homophobie. L'agresseur avait fait irruption au domicile de la victime vers 21h, lui reprochant son homosexualité avant de l’injurier et de la rouer de coups de poings et de coups de pieds. Cette agression particulièrement violente avait occasionné 3 semaines d’incapacité de travail à la victime et nécessité des interventions chirurgicales suite à des blessures profondes au visage, aux yeux et à l’oreille gauche. Le tribunal fixera les dommages et intérêts le 24 février 2005, la victime devant subir de nouvelles expertises. La constitution de partie civile du Collectif contre l’homophobie de Montpellier a été rejetée au motif que le Collectif n'a pas inscrit cette possibilité en bonne place dans ses statuts ; un argument qui pourrait augurer de difficultés majeures pour les associations gay et lesbiennes à l'avenir. Lire aussi : Avignon : une agression homophobe en justice Mis en ligne le 16/12/04 |
Il en faut.... et le matin rien de tel pour démarrer du bon pied !!!

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(Photo : Renaud Donnedieu de Vabres) En marge de la conférence de presse sur le lancement de l’opération "Vivre ensemble" le 15 décembre, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication, a réagi à l’adoption dans le cadre de la loi sur la Halde des amendements pénalisant les propos homophobes. Interview. Comment expliquez-vous que le gouvernement qui envisageait initialement un projet de loi spécifique pour la pénalisation des propos homophobes ait finalement réduit ce dernier à quelques amendements dans un autre projet de loi ? Le gouvernement est totalement mobilisé pour que dans les discriminations, l’homophobie n’ait plus le droit de cité. Si nous avons choisi la procédure parlementaire retenue c’est pour aller vite et faire en sorte que ces propos n’aient effectivement plus le droit de cité. Cette discrimination fondée sur la pratique sexuelle ne doit pas avoir cours en France et tout propos ne respectant pas ce principe doit être combattu. J’ai d’ailleurs été, je vous le rappelle, avec François Léotard, le premier auteur d’une proposition de loi sur cette question. Je suis heureux aujourd’hui que le Parlement en ait été saisi à l’initiative et en liaison avec le gouvernement. Regrettez-vous que la stratégie gouvernementale prive, de fait, le pays d’un grand débat national sur l’homphobie, ce qui aurait eu un impact symbolique fort ? Ce qui m’importe, c’est qu’il n’y ait pas de propos homophobes tenus en France et que chacun comprenne bien que de tels propos sont désormais passibles de sanctions dans la loi. Je me sens investi d’une obligation de résultat sur cette question. J’espère que tous les débats, toute la formation et l’éducation de nos concitoyens débouchera sur le respect de chacun, sur la tolérance et suscitera une mobilisation permanente. J’espère que nous constaterons des progrès à partir de cette nouvelle disposition législative. E tout cas, je serai un militant actif pour que ces progrès soient une réalité. Qu’avez-vous pensé des propos tenus lors des débats à l’Assemblée Nationale par des députés UMP faisant de l’homosexualité un risque "pour la survie de l’humanité" ? Il y a des propos individuels que j’aurais préféré ne pas entendre et que, je pense, le groupe parlementaire UMP lui-même aurait préféré en pas entendre. Propos recueillis par Jean-François Laforgerie |
Ca fait plaisir de temps à autre de lire ce genre de littérature !!!!

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Députés homophobes : des sanctions demandées |
Les associations LGBT continuent à réagir vigoureusement aux propos homophobes tenus à l’Assemblée Nationale par certains députés UMP, notamment Christian Vaneste et Jean-Marc Nesme. Même Gay’Lib, le groupe gay associé au parti majoritaire, s’en est ému dans une lettre à Nicolas Sarkozy, le nouveau président du mouvement. Tout en se félicitant du vote des "dispositions protégeant les gays et les lesbiennes des propos homophobes" et de la "détermination" avec laquelle "une majorité et un gouvernement de droite ont mené ce projet", le bureau de Gay’Lib s’interroge : "Que penser des propos du député Christian Vaneste qualifiant "le comportement homosexuel" de "menace pour la survie de l’humanité" ? Ces propos sont-ils dignes d’un parlementaire responsable qui en disant cela insulte plusieurs millions de personnes ? Il est évident que de telles paroles nuisent, d’une part, à l’image de la représentation nationale, et d’autre part, à la majorité parlementaire. De tels comportement sont inadmissibles et nous souhaitons que leurs auteurs soient vivement rappelés à leur devoir afin que de tels "dérapages" ne se reproduisent plus", conclut l’association, visiblement gênée aux entournures. Beaucoup plus directs, les Verts, par l’intermédiaire de leur commission LGBT, "tiennent à exprimer leur colère devant les propos tenus, sous l’œil bienveillant des ministres du gouvernement, par le député de l’UMP, M. Christian Vaneste." Les Verts "appellent solennellement M. Accoyer, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, à exclure ces deux députés (Vaneste et Nesme, ndlr) du groupe UMP. Il l’aurait incontestablement fait pour tout député-e qui aurait tenu pareils propos contre un groupe ethnique ou religieux. (…) Enfin les Verts exigent du gouvernement, et de M. Perben en particulier, qu’il condamne enfin ces incitations à la haine qu’il a écoutées sans broncher pendant qu’il entendait légiférer contre les propos discriminatoires". De son côté, Elodie Segura, présidente du MAG-Jeunes Gais et Lesbiennes, réclame "un geste fort" à Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Debré, le président de l’Assemblée, pour montrer qu’une telle attitude est intolérable" de la part d’élus. |
Nul n'est besoin de vous rappeler les propos de Monsieur Vanneste député UMP......... nous espérons nous également un "geste fort" de la part de Monsieur Sarkozy pour l'attitude intolérable de la part de cet élu qu'est Mr Vanneste !!
Ma solitude m'impose de faire un break jusqu'à ce soir......... lipouilles les p'tits loups
Superbe journée à vous toutes et tous !!!
Samie Louve

