"Lez-La-Meute" (tranquille)

Pour les lesbiennes, gays, trans, bis en quête de conseils, de réconfort et d'écoute... la Louve est là !!!

09 décembre 2004


Bonsoir les p'tits loups,

Nous savons et ce depuis longtemps à présent que l'homosexualité n'est ni une tare, ni un vice, est-elle pour autant une acte sexuel "contre nature" ? Lisez je vous prie ce qui suit ...

"Il n'est pas rare d'entendre dans les propos d'homophobes que l'homosexualité est anormale, qu'un homme doit aller avec une femme... A première vue, il semble clair que seul l'hétérosexualité, ou tout du moins les rapports hétérosexuels, permettent la survie de l'espèce humaine. Ainsi, l'homosexualité semble aller à l'encontre des projets de la Nature. Peut-on alors dire que l'homosexualité est contre-nature ?

Il faut déjà essayer de comprendre ce que l'on entend par « nature ». Si l'on comprend « nature » au sens Nature, de cycle de la Nature, à savoir reproduction, alors là, il est indéniable qu'être homosexuel est contre-Nature. Cependant, dire de quelque chose qu'il est contre-nature, c'est dire qu'il n'est pas conforme à sa nature même. L'homosexualité ne serait alors contre-nature que si elle va à l'encontre de la nature humaine, et non pas à l'encontre de la Nature. Cependant, pourquoi dissocier ces deux natures ? L'homme n'est-il pas une créature de la Nature, et en tant que telle, ne se plie-t'il pas à ses règles ? Mais s'il s'avère que la scission entre la loi de la Nature et la loi humaine (il conviendra alors de comprendre la source de cette loi) est réelle sur bien des aspects, ne serait-il pas totalement absurde de reprocher à une classe d'individus d'être contre-Nature si l'humanité toute entière ne respecte plus cette loi ?

Il est impossible de nier que l'homme est un « fils de la Nature » à savoir qu'il est le fruit de l'évolution des espèces. Les premiers sont apparus à l'état de nature, comme le rappelle si bien Rousseau, avant de fonder les sociétés humaines telles que nous les connaissons. Seulement, si l'origine « naturelle » de l'homme est incontestable, il devrait s'en suivre que l'homme soit soumis aux lois strictes de la Nature... Or on peut objecter à cela deux remarques. Premièrement, le choix de l'expression « loi de la Nature » n'est pas anodin, et n'est pas non plus un abus de langage. La nature comporte en effet des lois, non pas au sens juridique, mais au sens scientifique du terme, à savoir qu'elles ne doivent être (théoriquement) enfreintes par aucun être la peuplant. Ainsi la « survie du plus apte » ou la « supériorité numérique des herbivores sur les carnivores » sont des exemples de lois, qui assurent comme tout système, son équilibre et son fonctionnement. Cependant, le terme « loi » n'est pas sans rappeler le fonctionnement actuel de notre société : les hommes sont soumis à des lois qu'ils se sont eux-mêmes dictés. Mais alors, si l'homme est bien « fils de la Nature », pourquoi s'est-il imposé d'autres règles, qui viennent compléter ou parfois annihiler les lois déjà existantes ? Deuxièmement, on voit aisément que l'homme enfreint fréquemment les lois de la Nature. Par exemple, l'homme a des rapports sexuels en dehors des périodes de reproduction (première infraction) et qui ne visent, dans la quasi-totalité des cas, aucunement la reproduction (deuxième infraction). Ainsi, on met en évidence deux problèmes. Pourquoi l'espèce humaine semble-t'elle être la seule espèce à transgresser ces lois ? Et pourquoi les transgresse t'elle ?

Comparons un animal autre que l'homme à un homme. Quelle différence voit-on ? L'animal est soumis entièrement à son instinct, cette règle qui lui est immanente. L'homme, lui, semble plus « libre », c'est à dire qu'il est en mesure s'il le souhaite de refuser d'obéir à son instinct, à toute autre règle. L'animal obéit aveuglément justement parce qu'il ne « voit » pas qui il est, ni n'est capable de prendre du recul sur ce qu'il fait. L'homme, à l'inverse, a conscience de lui-même. Il est conscient d'être lui, d'être distinct du monde avec lequel il interagit. L'homme pense et il sait qu'il pense. L'homme se différencie donc de l'animal par la conscience, non pas la conscience passive, mais la conscience « véritable », ce rapport au réel par lequel l'homme analyse ce qu'il fait et vit. Et plus que tout, l'homme a conscience de ses désirs. Les désirs ont donc une place privilégiée dans la vie de l'homme ; il désire, et il sait qu'il désire, et cette connaissance lui permet de chercher un moyen d'obtenir la satisfaction de ce désir.

L'homme n'a donc pas la vie « passive » qu'ont les animaux : inconscients de leurs désirs (mais pas de leur besoins, comme la nourriture par exemple), ils ne cherchent pas leur satisfaction, se contentant d'obéir à leur instinct (n'étant pas conscient, ils ne pensent pas agir autrement ; on peut même dire que l'animal ne pense même pas). Ainsi, l'homme de par sa conscience, est en mesure de transgresser les lois que l'on veut lui imposer, et la recherche de la satisfaction de ses désirs le pousse à enfreindre ces lois. L'homme n'est donc plus soumis aux lois de la Nature, mais à ses désirs (l'homme ne cherche-t'il pas en permanence à éloigner la souffrance et satisfaire son plaisir ?). La nature de l'homme est donc de chercher la satisfaction de ses désirs, tant que son sens moral ou sa raison ne l'en dissuade pas. Mais si un homme trouverait la satisfaction de ses désirs dans la relation avec un autre homme, ne serait-il pas au contraire dans la nature de l'homme d'essayer d'assouvir ce désir ? On en est donc ramener à essayer de savoir si l'homosexualité est immorale ou non... Mais là, il ne nous est plus réellement possible de juger de la moralité d'un fait.

Cependant, si l'on considère qu'un fait est moral s'il est conforme au bien, et que ce qui est bien est ce qui est fondamentalement désirable sans considération d'une utilité éventuelle, on s'aperçoit qu'alors qu'homosexualité et hétérosexualité sont égales, devant la morale. En effet, ôtons toute utilité à l'hétérosexualité (à savoir la reproduction, la survie de l'espèce etc.) et toute considération religieuse, elle en devient toute aussi démunie que l'homosexualité.

Ainsi, on voit que l'homosexualité ne peut-être jugée contraire à la nature même de l'homme que si on la considère comme immorale, car l'homme de par sa nature tend vers la satisfaction de ses désirs. Cependant, rendre immorale l'homosexualité, c'est par là même rendre immorale toute autre sexualité... Il est alors évident que l'homosexualité n'est pas plus contre nature que l'hétérosexualité..."

source :  http://permanent.nouvelobs.com/html

En résumé :

Homosexualité

Définition
Choix sexuel portant sur un individu du même sexe. Toutefois, comme l'hétérosexualité, l'homosexualité ne se réduit pas à un simple comportement sexuel mais elle implique un ensemble d'attitudes, de valeurs et de préférences dont la seule véritable justification se trouve dans les rapports affectifs.

Oui.... les rapports affectifs... voilà bien les mots essentiels.... peut-on en dire autant de certains hétérosexuels qui dénient, nient, violent, torturent femmes et enfants afin d'assouvir ce qui pour eux importe plus que tout... leur sexe... sans foi, ni loi !!!! en toute impunité !!!

Je vous souhaite une merveilleuse soirée les p'tits loups, pensez à vous !!!

Samie Louve

Posté par samielouve à 22:01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bonjour les p'tits loups,

Gris le temps, bruineux mais agréable pour la saison, j'ai le poil dru et chaudement couverte pour passer un hiver au chaud sous ma touffe de poils !!! J'espère qu'il en sera de même pour les louves et loups qui peinent à trouver un peu de chaleur... à l'abri et dans les coeurs !!!

Ceci dit nous savons tous que l'homosexualité est une vieille histoire et selon les époques elle fut très bien acceptée ou réprimée.. Si vous vous en souvenez je vous proposais il y a quelques temps de cela une rétrospective de celle-ci à travers les siècles... De nos jours, et dans notre pays la répression contre l'homosexualité naît du Christianisme, cet acte considéré comme "contre-nature", fut longtemps jugé par des tribunaux religieux... jusqu'en 1791 où elle fut décriminalisée. Grâce aux efforts aussi de Cambacérès lui-même homosexuel et aux auteurs du code Napoléon en 1810 où il fut décidé de ne pas créer de loi condamant l'homosexualité, tout en bravant beaucoup d'officiels du régime cependant que la notion "d'atteinte publique à la pudeur" a souvent été utilisée pour la réprimer. Hélas, en 1942 sous le régime de Vichy la répression reprend, une ordonnace du 6 Août 1942 prévoit que "sera puni d'un emprisonnement de 6mois à 3 ans et d'une amende (...) quiconque aura pour assouvir ses propres passions commis un ou plusieurs actes impudiques ou contre-nature avec un mineur de son sexe âgé de moins de vingt et un an. De 1940 à 1944 des milliers d'homosexuels seront livrés à la Gestapo sur la foi de fichiers illégaux de la police française.Ces homosexuels seront expulsés, torturés et ou violés puis déportés. Selon la Fondation pour la mémoire de la déportation, 210 français auraient été déportés par les nazis en raison de leur homosexualité principalement dans l'Est, L'Alsace et la Moselle devenue provinces allemandes. Voici le discours prononcé par Himmler, chef nazi le 18 Février1937 : "  Si j'admets qu'il y a un à deux millions d'homosexuels, cela signifie que 7 à 8 % ou 10 % des hommes sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. À long terme, aucun peuple ne pourrait résister à une telle perturbation de sa vie et de son équilibre sexuel […] Un peuple de race noble qui a très peu d'enfants possède un billet pour l'au-delà : il n'aura plus aucune importance dans cinquante ou cent ans, et dans deux cents ou cinq cents ans, il sera mort […] L'homosexualité fait échouer tout rendement, tout système fondé sur le rendement ; elle détruit l'État dans ses fondements. Nous devons comprendre que si ce vice continue à se répandre en Allemagne sans que nous puissions le combattre, ce sera la fin de l'Allemagne, la fin du monde germanique". Le 16 novembre 1940, il ordonne : "II faut abattre cette peste par la mort." 
90 000 à 100 000 homosexuels ont été arrétés entre 1933 et 1945. 10 000 à 15 000 d'entre eux ont péri dans l'univers concentrationnaire nazi. 

source :http://permanent.nouvelobs.com/

Si les mentalités ont changé depuis, la chasse aux LGTB demeure ouverte pour certains d'entre nous... hommes dits civilisés.

Je vous propose la suite de cette histoire ce soir les p'tits loups.

Bonne journée à vous.

Samie louve

Posté par samielouve à 10:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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